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Un métier technique et humain

Notre rôle : révéler les potentiels

Sophie Pacheco
Sophie Pacheco Case manager

Qu’est-ce qui distingue le métier de case manager ?

Le case management se différencie avant tout par sa vision de l’être humain : notre postulat de départ est que la personne a envie de s’en sortir et qu’elle s’en donnera les moyens. Nous refusons de la réduire à son seul statut de victime. Nous sommes là pour l’aider à formuler son projet, mais nous ne le faisons pas à sa place. D’ailleurs, nous ne fixons aucune limite a priori à ses ambitions.

Le case management est souvent décrit comme une « démarche » d’accompagnement. S’agit-il d’une méthodologie normée ?

Le case management est à la fois une méthode professionnelle et un outil. Il y a un protocole précis, autour d’étapes bien définies : bilan de situation, entretien motivationnel, élaboration du projet, définition des objectifs, planification, mise en œuvre, etc.
Le rôle du case manager est d’accompagner le bénéficiaire tout au long de ce processus, en l’aidant à formuler son projet, puis en mettant en relation et en articulant les nombreux intervenants qui seront impliqués.

Le case manager est donc par définition une personne très polyvalente ?

Nous sommes les accompagnateurs du patient. Son projet repose sur ses compétences, sa motivation, ses ressources. Notre rôle est de révéler son potentiel. C’est une mission qui nécessite donc des compétences à la fois très techniques (médicales, psychologiques, juridiques, sociales, fiscales), relationnelles, de gestion de projet et de négociation. Avec, en plus, une exigence forte en matière de déontologie et d’éthique.

Quelles sont les qualités requises pour être un « bon » case manager ?

Le case manager doit être un facilitateur, un chef de projet efficace. Ce qui nécessite rigueur, créativité et qualités relationnelles. La capacité d’empathie – dans le sens « se mettre à la place de l’autre sans ressentir ses émotions » - est primordiale aussi. C’est un métier technique et humain à la fois. Et c’est ce qui le rend passionnant.

Les multiples interlocuteurs du case manager

Case manager : un chef d'orchestre au service du bénéficiaire

Un métier de proximité

  • 40 000km
    en train par an
  • 25 gares
    et 4 aéroports visités
  • 2,5 valises
    cassées en moyenne
  • 3 jours
    de déplacement par semaine

Le case management est un métier de contact et de proximité. Un case manager passe en moyenne la moitié de son temps sur les routes, partout en France, à la rencontre des personnes qu’il accompagne et des différents intervenants qu’il mobilise. La relation entre le case manager et le bénéficiaire se transforme souvent en une grande proximité. La relation entre le case manager et le bénéficiaire devient souvent complice. Tour à tour accompagnateur, « coach », confident, conseiller… le case manager approche au plus près l’intimité des personnes qu’il accompagne.